Bases solfège

Utile la partition ?

Autant avec un instrument, comme le piano par exemple, il est facile, si l'on connait le solfège, de lire une partition et d'associer un son à une note en appuyant sur la touche correspondante, autant en chant, c'est très difficile: même si on connait le solfège, on essaie surtout de se fier à notre oreille en tentant de reproduire les sons entendus. C'est pourquoi, aussi, le chef de choeur donne la note de départ afin de nous donner un repère de base).
Cependant, même avec de l'oreille (c'est à dire notre capacité à analyser un son et le reproduire exactement)  il peut arriver qu'on ait besoin de se repérer pour plus de précision...

Dans les choeurs amateurs, rares sont ceux qui lisent la musique avec exactitude: en effet, à quoi sert de savoir si une note est un do ou un la, si l'on n'arrive pas à associer le nom de la note à un son ?   Il est possible que des professionnels y arrivent mais les amateurs, c'est beaucoup plus rare. La partition ne sert donc en général qu'à se repérer pour savoir si l'on doit monter en ton ou descendre...et de combien, ainsi que pour se rappeler la durée des notes, c'est à dire de quelle durée prolonger un son.

Nous allons voir tout cela ci-dessous le plus simplement possible

Cliquez sur l'item de votre choix:
  1. la portée
  2. Les notes: figures rythmiques de base

  3. Les figures de silence (pauses et soupirs) pause.jpg

  4. les mesures: 2/2 , 3/4 , C etc...

  5. Apprendre à battre la mesure

  6. les ruptures et reprises       DA Codda, DC, DS, Fine

  7. les notes altérées

  8. Les nuances piano fortissimo: p mp mf f ff


 

La portée

Les notes sont écrites sur ce qu'on appelle une portée : cinq lignes parallèles et équidistantes.
Le signe qu'il y a au début de la portée s'appelle une clef (ici clef de sol).
Pour les chiffres (4/4), nous verrons plus bas.

Généralement il y a plusieurs portées (une par voix) regroupées, soit par des traits, soit par des accolades, on appelle cela un système.
exemple:

Les notes sur la portée représentent les sons plutôt médiums.
Quand les sons sont aigus ou graves, il  faut écrire au-dessus de la portée pour les sons aigus, en ajoutant des petites lignes au dessus de la portée pour les sons graves, en ajoutant également des lignes, mais au dessous, afin de reconnaître la position des notes.(voir portée ci-dessous)

Sur cette portée, nous voyons d'abord a partir de la gauche, en bas, la note do, puis, ré, mi, fa, sol, et ainsi de suite.


 

Les notes de musique

Sur la portée peuvent être placées des notes, une note définissant le son qui est joué à un instant donné par l'instrument ou la voix de cette portée.
Les notes peuvent être placées sur les lignes de la portée ou entre deux lignes, voire au dessus de la portée ou en dessous.
La note, par son aspect et sa position, permet de définir simultanément trois paramètres :

- La position verticale de la note définit sa hauteur (aiguë ou grave). Plus la note est placée sur les lignes ou interlignes supérieures de la portée, plus elle est aiguë.

- La position horizontale de la note définit le moment où elle est jouée. L'axe horizontal de la portée définit ainsi une échelle de temps croissante de la gauche vers la droite. Si vous placez deux notes sur la même colonne, elles seront jouées simultanément. Il s'agit alors d'un accord.

- La forme de la note définit sa durée. Des durées de notes standard sont définies en solfège, chacune étant deux fois plus longue que la suivante.

  1. La ronde :
  2. La blanche :
  3. La noire :
  4. La croche :
  5. La double croche :

Et il y en a encore d'autres: la triple croche et la quadruple croche.

Parfois, la petite barre, la "queue" des notes, est dirigée vers le bas. C'est en fait ce qui se passe pour toutes les notes qui sont sur et au dessus de la ligne du milieu de la portée (qui correspond à la note si). Voyez ci-dessous.

(il arrive aussi qu'il y ait 2 notes l'une au dessus de l'autre, une queue en bas et l'autre en haut: cela, c'est tout simplement lorsque 2 voix sont marquées sur la même portée, on les différencie avec la direction de la queue)

Ces notes se différencient par leur durée, ce qu'on appelle le temps.

  1. La ronde : vaut 4 temps.
  2. La blanche : vaut 2 temps.
  3. La noire : vaut 1 temps.
  4. La croche : vaut 1/2 temps.
  5. La double croche : vaut 1/4 de temps.
    1.  

      La ronde correspond à une note de musique qui est jouée deux fois plus longtemps qu'une blanche, et quatre fois plus longtemps qu'une noire, etc.

      Il arrive qu'une note ait un petit point à sa droite. ex: , on dit alors qu'elle est pointée. Ce point augmente la durée de la note de sa moitié (soit un total de 1 note et demi).

      • une blanche pointée vaut 2+1 = 3 temps(soit 1 blanche + 1 noire)
      • une noire pointée vaut 1+1/2 =1 temps et demi (soit 1 noire + 1 croche)
      • une croche pointée vaut 1/2 + 1/4 = 3/4 de temps (soit 1 croche + 1 double croche)
      • etc
      Parfois, on trouve aussi 3 notes liées (la plupart du temps des croches) avec un petit 3 au dessus: Ces notes valent, à elles trois, la durée d'une noire.

       

      Les figures de silence

      Il s'agit de signes qui indiquent l'interruption du son pendant une certaine durée. Sur la portée ci-dessus vous avez quelques unes de ces figures.

      1. La pause : pause.jpg (981 octets) , comme la ronde, vaut quatre temps.
      2. La 1/2 pause : , comme la blanche, vaut deux temps.
      3. Le soupir : ou , comme la noire, vaut un temps.
      4. Le demi-soupir : , comme la croche, vaut 1/2 temps.
      5. La quart de soupir : , comme la double croche, vaut 1/4 de temps.

      Quand vous voyez un de ces signes sur votre partition, vous devez arrêter de jouer pendant le temps correspondant à la valeur de ce signe.


       

      La mesure :

      Comme vous pouvez le constater, la portée ci-dessus est divisée en trois parties par deux barres verticales (il peut y en avoir plus) appelées barres de mesure.
      On appelle chacune de ces parties une "mesure" et, sauf exception, elles sont d'égales durées

      Sur l'image ci-dessus:

      mesure 1 : une ronde = 4 temps
      mesure 2: 2 blanches = 2 temps + 2 temps = 4 temps
      mesure 3 : 4 noires = 4 x 1 temps = 4 temps

      Pour indiquer la fin d'un morceau de musique, on trouve la plupart du temps une double barre verticale à la fin de chaque portée.

      Pour chiffrer une mesure, on se sert d'une fraction qui est placée après la clef

      Le nombre du dessous indique l'unité de temps de la mesure, selon la convention suivante :

      • le nombre 1 représente la ronde
      • le nombre 2 représente la blanche (soit une demi-ronde)
      • le nombre 4 représente la noire (soit un quart de ronde)
      • le nombre 8 représente la croche (soit un huitième de ronde)
      • le nombre 16 représente la double croche (soit un seizième de ronde)

      Le nombre du dessus indique le nombre d'unité de temps utilisées dans la mesure :

      • 2/4 signifie « mesures à 2 noires (4) »
      • 3/2, « mesures à 3 blanches (2) »
      • 6/8, « mesures à 6 croches (8) »
      Le chiffrage 4/4 « mesures à 4 noires (4) » est parfois représenté par un , et le chiffrage 2/2 « mesures à 2 blanches (2) »par un

      Autres exemples de mesures :

      Ci-dessus, une portée avec des mesures à deux temps (qui contiennent deux noires, ou 1 noire et deux croches, ou encore 4 croches, etc. pourvu que cela fasse 2 temps).


      Ci-dessus, une portée avec des mesures à trois temps.



      Autre exemple de mesure à trois temps, avec des notes dont les valeurs sont différentes :

      Dans chaque mesure, on peut compter trois temps, même si les notes ont des valeurs différentes, il suffit de les additionner :

      mesure 1 = (blanche)2 + (noire)1 = 3
      mesure 2 = (croche)1/2 + (croche)1/2 + (noire)1 + (noire)à1 = 3
      mesure 3 = (blanche)2 + (croche)1/2 + (croche)1/2 = 3

      Maintenant que vous savez cela, il vous faut apprendre à battre la mesure


       

      Reprises, Sauts et Renvois

       Les barres de reprise

      Le signe de reprise indique qu'il faut jouer une seconde fois la partie du morceau comprise entre les deux symboles.

      Si le signe de gauche est absent , alors il faut reprendre depuis le début du morceau.

       

      Sauts et Renvois

      Généralement, à l'endroit de ces symboles, la séparation de mesure est un trait vertical fin et double

       

             Segno(en italien : le signe) est une indication de reprise. Il fonctionne exactement comme une barre de reprise, c'est-à-dire que le 2ème signe de renvoi redirige le lecteur vers le 1er signe de renvoi.Lorsque l'on croise pour la deuxième fois ce signe sur une portée, il nous ramène à la première occurence du même signe.
      Autrement dit: lorsque le signe du renvoi est utilisé, celui-ci doit apparaître deux fois dans le courant du morceau : tout ce qui est compris entre les deux signes de renvoi doit être répété

      Segno_anim

      Parfois, à la place du 2ème signe est indiqué D.S.

       

      DS   Dal Segno (en français: à partir du signe) indique de recommencer au 1er signe puis de chanter jusqu'à ce qu'on rencontre soit un symbole (Fine ou ) soit la fin du morceau

      DS_anim

       

      Fine   (en français: fin) Spécifie la fin de la musique.
      Cependant, la musique ne s'arrête que si :

      • Soit il s'agit du dernier passage à cette mesure
      • Soit on a rencontré auparavant un saut avec activation de condition du type D.C. al Fine ou D.S. al Fine

       

            Coda (en italien : la queue) est un signe de navigation qui indique qu’il faut « partir d’ici » et sauter à la mesure où se trouve le deuxième signe de coda (aller au signe correspondant pour interpréter le fragment de fin : Al Coda).

       

      Da    Saut à la mesure contenant la coda . Cependant, ce saut ne s'effectue que si :

      • Soit il s'agit du dernier passage à cette mesure
      • Soit on a rencontré auparavant un saut avec activation de condition du type D.C. al Coda ou D.S. al Coda

      Coda_anim

       

      D.S. Al Fine  Dal segno al fine signifie retourner au signe puis arrêter à fin:

      • Quand vous arrivez à D.S. Al Fine, vous retournez au signe.
      • vous vous arrêterez au mot Fine

      DSalFine_anim

      D.S. Al Coda  Dal Segno al Coda, raccourci en D.S. al Coda, signifie littéralement "du signe à la queue". Il indique à l'interprète qu'il doit répéter la pièce depuis le signe ou «segno», continuer à jouer jusqu'à rencontrer le premier symbole de coda. Ensuite il doit passer directement jusqu'à l'endroit où se trouve le second symbole de coda et continuer à jouer de là jusqu'à la fin.

      DSalCoda_anim

       

      DC   Da Capo (en français: du début) indique de recommencer au début

      On chante jusqu'à la fin du morceau si on ne rencontre pas d'autres signes

      DC_anim

      Sinon:

      Si on rencontre un symbole Fine: on s'y arrête au lieu d'aller à la fin.

      DCalFine_anim

      Si on rencontre un symbole : on saute à la coda. Le mot Coda en italien signifie Queue, c'est la queue (fin) du morceau.

      DCalCoda_anim


       

      Activation de condition pour les sauts et renvois: exemples pratiques



       


       


      Bien entendu on peut rencontrer le Segno sans le fine: dans ce cas-là, on va jusqu'à la fin du morceau


       


       

      Les boîtes de reprise

      Chacune des boîtes ne doit être jouée qu'une seule fois (Malgré la reprise) au(x) passage(s) correspondant(s) au(x) numéro(s), excepté bien sûr si elle possède 2 numéros


       

      Le signe de répétition

      Le signe de répétition indique qu'il faut jouer la ou les mesures précédentes.



       

       

       

      Les notes altérées

      Quand une note est altérée, cela veut dire que le son auquel elle correspond a été modifié : soit un peu plus aigu, soit un peu plus grave. En fait, le son est élevé ou abaissé d'un demi-ton.

      Les altérations sont au nombre de trois :

      1. Le dièse : élève le son d'une note d'un demi-ton. Le signe ressemble à ceci : #.
      2. Le bémol : abaisse le son d'une note d'un demi-ton. Le signe ressemble à un b.
      3. Le bécarre : il annule l'effet du dièse et du bémol. Le signe ressemble à ceci :

      En résumé :

      Le DO dièse, noté DO#, est plus aigu que le DO normal, mais il est plus grave que le RE. Donc il est en quelque sorte entre le DO et le RE.
      De même, un RE bémol, noté REb, est un peu plus grave que le RE normal, mais plus aigu que le DO. Donc, si on peut le dire, le REb est entre le DO et le RE.

      Sur une partition, les signes sont placés devant la note qu'ils affectent.


      Sur la portée ci-dessus, vous avez un DO dièse suivi d'un DO bécarre. Le premier DO est donc plus aigu et le deuxième est un DO normal car le bécarre annule de dièse précédent. Même chose ci-dessous avec un MI bémol suivi d'un MI bécarre. On place un bécarre pour signifier qu'une note n'est plus altérée, donc qu'il faut la jouer normalement.

      Quand, dans un morceau, une même note est toujours altérée, le signe d'altération est placé au début de la portée, sur la ligne qui correspond à cette note.



      hauteur de notes
      La position de la note sur la portée indique sa hauteur.  Lorsque l'on passe d'une ligne à l'interligne (l'interligne est l'espace entre les lignes)  supérieure, ou d'une interligne à la ligne supérieure, on « monte » d'une note dans l'échelle « do ré mi fa sol la si » ; et inversement si l'on descend d'une ligne ou d'une interligne.

      On peut placer des notes au-dessus ou en dessous de la portée. On place alors des « lignes supplémentaires », des petits bouts de ligne qui dépassent légèrement de la note à gauche et à droite.
      Pour faire simple, nous dirons que les notes sont séparées chacune d'une hauteur de 1 ton.

      Mais il peut arriver que l'auteur du morceau veuille ne monter que d'1/2 ton. Il utilise alors ce qu'on appelle les altérations

      2)  Les Altérations simples

      Les altérations servent à modifier le son d'une note d'1/2 ton
      Elles sont au nombre de trois : le dièse, le bémol et le bécarre:  
      • Le dièse (\sharp) est l’altération qui élève la note d'un demi-ton . (c.a.d. par exemple, un do#  se trouve entre do et ré, soit au-dessus de do maisen dessous de ré) 
      • Le bémol (\flat) est l’altération qui abaisse la note d'un demi-ton . (c.a.d. par exemple, un ré \flat  se trouve etre do et ré, soit au-dessous de ré mais au dessus de do)
      • Le bécarre (\natural) annule l’effet de toutes les altérations précédentes (qu’elles soient simples ou doubles, constitutives ou accidentelles) et rend à une note sa hauteur naturelle.
      Il convient de remarquer qu'une note altérée est nommée avant son altération, mais est notée après. Par exemple, un do affecté d'un dièse sera appelé « do dièse», mais, sur la partition le dièse sera écrit avant le do — « dièse do», en somme —, ceci, afin d'éviter de jouer par erreur un do avant de réaliser que c'était en fait un do dièse qu'il aurait fallu jouer.

      A noter également que même si ce n'est pas indiqué, l'altération est valable pour toutes les notes de même hauteur de la mesure, sauf s'il y a un bécarre devant. Par contre, à la mesure suivante, la note reprend sa valeur normale sans qu'il soit besoin d'y mettre un bécarre.

      Voilà pour la hauteur des notes.


      La partition sert également à se repérer quand à la durée des notes.

      Pour ce qui est du rythme à proprement parler - c'est à dire du tempo - c'est généralement le chef de choeur qui va l'indiquer, en battant la mesure. C'est pourquoi il est absolument indispensable tout en lisant parole et partition, d'avoir tout le temps un oeil sur le chef de choeur afin de suivre son tempo.

      Nous allons voir la manière de reconnaître la durée des notes, ci-dessous:

      Figures Rythmiques de base

      les différentes durées de note
      Vous remarquerez que sur une partition les notes n'ont pas toutes la même forme. Les formes des notes permettent d'indiquer leur durée. On appelle ces forme "figures rythmiques". 
      Ces figures rythmiques sont indispensables pour jouer ou chanter correctement.


      Il existe sept figures rythmiques principales, la durée de chacune valant le double de la durée de la suivante :
      La note de base qui vaut 1 unité de temps est la noire.

      notes_figuresvaleurs        

      il arrive aussi fréquemment que l'on accroche certaines notes entre elles, mais il ne s'agit que de la famille des croches: on appelle cela des ligatures

      le point:

      Lorsqu'une note a un point à côté, on dit qu'elle est pointée. Sa durée est alors augmentée de moitié: 1 note A pointée = 1 note A et demi 

      note pointée

      Triolets

      Un triolet, c'est lorsqu'une valeur est divisée en trois au lieu de deux. Par exemple, une noire vaut normalement deux croches, mais en triolet, elle vaut trois croches ; un triolet de croches vaut une noire.
       Le triolet est noté avec un petit 3 au dessus ou en dessous du groupe de notes. Figure rythmique equivalence triolet de croches noire.svg

      Les compositeurs modifient aussi la durée d'une note en utilisant une liaison

      Les Silences

      Un silence est un élément qui indique au musicien de ne pas jouer pendant un certain laps de temps. Ils font partie intégrante de la musique et doivent impérativement être respectés.
      En chant, ils permettent aussi au chanteur de prendre une inspiration plus ou moins importante.

       Leur organisation est identique à celle des notes, avec une durée qui varie du simple au double à chaque étape :

      notes et silences


      Voilà, nous avons vu là l'essentiel de ce qui est utile à un choriste

      Si vous voulez appronfondir, vous avez plus de renseignements ci-dessous, notamment sur les mesures, les divisions temporelles,
      les différentes clefs, le tempo, les nuances, le phrasé, etc...

      Les liaisons de tenue de note

      Il existe un autre moyen pour représenter des notes de durée non standard. L'idée est de regrouper plusieurs valeurs rythmiques et de les relier pour qu'elles ne forment qu'une seule note. Voici par exemple comment écrire une note qui dure 3 temps :

      Aspects de la notation musicale

      On écrit une blanche (2 temps) et une noire (1 temps). On les relie ensuite par une liaison pour indiquer que la durée de la blanche doit être prolongée à travers la noire. On obtient donc une note de 3 temps. Cet exemple est équivalent à une blanche pointée, qui vaut elle aussi 3 temps. Les deux notations sont équivalentes. En chant, les notes liées indiquent qu'il ne faut pas respirer entre elles, ni avoir une diction saccédée à cet endroit.

      Les ligatures

      Afin de rendre la partition plus lisible et facile à déchiffrer, il est très courant de relier plusieurs notes comportant un ou plusieurs crochets. Pour illustrer cela, prenons par exemple la mesure suivante :

      Elle comporte 4 temps. Pour faciliter la lecture, nous allons regrouper les notes par temps. Voici ce que cela donne :

      De cette manière, on distingue directement les 4 parties de la mesure. On a relié les extrémités des hampes des notes par un ou plusieurs traits qui remplace(nt) les crochets
      croche accrochées


      Mesures

      Un morceau de musique est découpé en mesures d'égale durée. Cela simplifie la lecture de la partition, en donnant des repères. Une mesure est une partie d'une portée symbolisée par deux barres verticales.

      Un aspect important de la notation musicale est la séquence exacte des notes dans le temps. Quand est-ce que le musicien va jouer telle et telle note ? Lorsque plusieurs musiciens jouent ensemble, ils doivent pouvoir commencer et continuer à jouer tout en restant synchronisés l'un avec l'autre.

      Dans ce but, la portée est divisée en plusieurs régions appelées mesures. Elles sont séparées l'une de l'autre par une barre verticale sur toute la hauteur de la portée. Ces barres verticales sont appelées barres de mesure.
      Les signes employés pour définir la mesure sont les barres de mesures et les chiffres indicateurs.

      La barre de mesure est représentée par une ligne verticale qui traverse perpendiculairement les lignes de la portée. Les barres de mesures séparent de façon égale et régulière les différentes durées d'une pièce musicale.

      Barre de mesure

      La double barre de mesure est représenté par deux barres de mesures très rapprochées.

      Double barre de mesure

      La double barre de mesure peut être utilisée pour séparer deux parties d'une pièce musicale.

      Séparation de 2 parties

      La double barre de mesure peut être utilisée avant un changement d'armure de la clé.

      Changement d'armure

      La double barre de mesure peut être utilisée avant un changement de chiffres indicateurs.

      Changement de chiffres indicateurs

      La double barre de mesure (1 barre fine et une barre large) peut être utilisée pour nous indiquer la fin d'une pièce musicale.

      Double barre de fin

      La mesure est la partie comprise entre deux barres de mesures. Chaque mesure d'une pièce musicale est composée d'une somme d'égale durée, à moins qu'un changement de chiffres indicateurs ne soit effectué au cours de cette pièce.

      Mesure

      Chiffrage de la mesure

      Pour pouvoir interpréter une partition, le musicien doit connaître :

      • la figure de note correspondant à la pulsation, c'est-à-dire l'unité de temps ;
      • la durée d'une mesure.

      Ceci est indiqué par une fraction appelée chiffrage.

      Le dénominateur (bas de la fraction) de la fraction indique l'unité de temps :

      • 1 pour la ronde (rare) ;
      • 2 pour la blanche (peu fréquent) ;
      • 4 pour la noire ;
      • 8 pour la croche ;
      • 16 pour la double-croche (rare).

      On remarque que ce nombre représente la fraction d'une ronde.

      Le numérateur (partie du haut) indique le nombre d'unité de temps dans la mesure.

      La figure dont la durée fait une mesure complète est appelée unité de mesure.

      Par exemple :

      • 2/4 : l'unité de temps est la noire (4), et il y a deux noires par mesure ; l'unité de mesure est donc la blanche ;
      • 3/4 : l'unité de temps est la noire (4), et il y a trois noires par mesure ; l'unité de mesure est donc la blanche pointée ;
      • 6/8 : l'unité de temps est la croche (8), et il y a six croches par mesure ; l'unité de mesure est donc la blanche pointée.

      La mesure à 4/4 est en général notée par un C ; la mesure à 2/2 est en général notée par un C barré.

      Le chiffrage se prononce en citant les nombres l'un après l'autre. Par exemple, « 

      Ly exemple mesures.png

      2/4 » se lit « deux quatre », « 6/8 » se lit « six huit ». Le « C » se lit « quatre quatre » et le C barré se lit « deux deux ».

      Portée

      PortéePar convention, on écrit la musique sur un support constitué de 5 lignes horizontales. C'est la portée. Les lignes sont tracées à distances égales l'une de l'autre. La distance exacte n'est pas fixée et peut varier d'une partition à l'autre. Elle doit être d'une taille adaptée à la lisibilité de la partition.

      La portée est l'ensemble des lignes et des interlignes où sont placées les notes. Elle symbolise la hauteur des notes et permet, avec l'habitude, d'identifier instantanément une ou plusieurs notes.
      Pour pouvoir représenter les notes qui sont hors de la portée on lui ajoute un ou plusieurs segments supplémentaires au-dessous ou au-dessus lorsque nécessaire.
      Pour éviter d'avoir à lire (ou écrire) certaines mélodies uniquement sur ces lignes supplémentaires, on a eu l'idée d'utiliser plusieurs clefs (cf. ci-dessous).

      Lorsque plusieurs instruments jouent en même temps, une portée est attribuée à chaque instrument. Les notes jouées par un instrument sont placées dans la portée de cet instrument. Les portées sont alors dessinées l'une en dessous de l'autre. Pour indiquer que ces portées doivent être jouées en même temps, on les relie toutes par une barre verticale à gauche de la portée, et à chaque barre de mesure lorsque les instruments concernés font partie d'un même groupe (comme par exemple plusieurs trompettes). Voici un exemple de 3 portées que l'on joue simultanément :

      3 instruments


      Accidents

      Un accident est un changement de tonalité à un instant donné dans le morceau. L'accident est valable jusqu'à la fin de la mesure dans laquelle il est placé. Il s'agit d'altérations accidentelles qui résident dans l'ajout dans la mesure d'un ou plusieurs dièses ♯, bémols ♭ ou bécarres ♮ ; le bécarre annule une altération en cours, qu'elle soit à la clef ou accidentelle.
      Si la tonalité doit changer pour une grande durée, on insère alors un changement de tonalité, comme en début de partition.

      Clefs

      La clef définit le positionnement des notes sur la portée.
      De nos jours, la clef indique uniquement une zone particulière de l’étendue des hauteurs

      La lecture des lignes supplémentaires est plus difficile que la lecture des notes situées sur la portée. Pour cette raison, les notes qui sont placées sur la portée dépendent de l'instrument, de sa tessiture. Il y a donc plusieurs clefs. Ainsi, sur une partition de piano, la clef de sol indiquera la partie aiguë du piano alors que la clef de fa en indiquera la partie basse.

      À l'origine, à chaque note correspondait une clef. Désormais ne subsistent que trois clefs principales, la clef de sol, de fa et d'ut (ancien nom du do), chacune d'elles étant privilégiée par un instrument. La clef est fondamentale car elle permet de repérer tout de suite la note de référence. Par exemple, pour la clef de sol, la ligne figurant dans la spirale de la clef est la ligne pour la note sol… d'où le nom de la clef (qui représente la lettre G stylisée, ancien nom du sol encore en usage dans le système anglo-saxon).

      De même, la clef de fa indique où se trouve la note fa, entre les deux points (restes des deux barres horizontales de la lettre F, stylisée) de la clef. Idem pour la clef d'ut (issue de la lettre C) : le do se place sur la ligne passant entre les deux anses.

      La figure ci-dessous montre neuf clefs avec la note de référence correspondante (sauf pour la « batterie », pour laquelle la position de la note n'indique pas une hauteur mais un instrument utilisé).

      Exemple de clefs

      Les figures ci-dessous représentent les noms des notes dans les trois principales clefs.

      Clef de sol 2 nom des notes.png
      Clef de fa 4 nom des notes.png
      Clef d ut 3 nom des notes.png

      La figure ci-dessous représente le positionnement relatif de huit clefs entre elles (clef de fa 4e ligne, clef de fa 3, clef d'ut 4, clef d'ut 3, clef d'ut 2, clef d'ut 1re, clef de sol 2 et clef de sol 1), avec comme référence un do medium.

      Do dans huit clefs.svg

      On remarque que le nom des notes est le même dans la clef de sol 1re ligne et dans la clef de fa 4e ligne, mais il y a deux octaves de différence. Il y a donc concrètement sept clefs.

      Actuellement, la clef de sol 2e ligne, appelée simplement « clef de sol », et la clef de fa 4e ligne, appelée simplement « clef de fa », sont le plus souvent utilisées.

      La clef de sol 2e

      Affectée aux sons aigus et à la mélodie en général, est au contraire celle dont l’usage est le plus répandu. C’est actuellement la clef de toutes les voix, excepté les voix graves masculines. Elle est utilisée par de nombreux instruments : violon, flûte, hautbois, clarinette, saxophone, trompette, main droite de la harpe et des instruments à clavier — piano, orgue, clavecin, etc. ainsi que par les instruments plus graves dans leur registre le plus aigu (violon alto, violoncelle).

      La clé de sol se dessine à partir de la 2ème ligne (ligne du sol). Attention : ne surtout pas associer un nom de note avec une position sur la portée mais rechercher l'intervalle entre 2 notes pour déduire son nom. Ci-dessous le nom des notes EN CLE DE SOL :

         

      La clef de fa 4e

      Affectée aux instruments graves, elle est presque autant utilisée que la clef de sol. C'est la clef de la voix de basse (voix grave des hommes) et de baryton.
      Elle est par ailleurs utilisée par de nombreux instruments graves : instruments à corde (contrebasse, violoncelle, guitare basse, main gauche de la harpe), à vent (basson, trombone, tuba) ou à clavier (piano, orgue, clavecin), etc.

      La clé de fa se dessine à partir de la 4ème ligne (ligne du fa). Attention : les notes à une même position ne portent pas le même nom qu'en clé de sol car elles représentent des notes DIFFERENTES (plus graves). Voici le nom des notes en clé de Fa :

        


      Les autres clefs sont également utilisées régulièrement : ut 4e pour le violoncelle, ut 3e pour l'alto…

      Les différentes clefs permettent de transposer à vue  : en effet, si l'on prend une position donnée sur la portée, en changeant de clef, la note prendra tous les noms de la gamme. Ainsi, si l'on veut jouer une ou plusieurs notes au dessus ou en dessous, il suffit de choisir la clef qui donnera le « bon » nom à la note. C'est utile par exemple lorsque l'on veut accompagner un chanteur qui ne peut pas chanter les notes les plus aiguës ou les plus graves, ou encore lorsqu'un instrument en do veut jouer une partie écrite pour un instrument transpositeur (clarinette, cors anglais…) ou vice versa.

      Plusieurs voix rythmiques

      Nous avons vu que dans une mesure en 4/4, le total de la durée des notes et des silences doit toujours donner l'équivalent de 4 noires. Il arrive que l'on écrive plusieurs mélodies sur la même portée, ce qui va légèrement modifier cette règle. Prenons l'exemple de deux flûtes dans un orchestre. Elles jouent par exemple les mélodies suivantes :

      Pour diverses raisons, on regroupe parfois deux portées en une. C'est souvent le cas pour les instruments d'orchestre, lorsque les deux parties ne sont pas trop denses. Dans chaque mesure, les deux mélodies comportent chacune 4 temps. On parle également d'une voix rythmique complète. Si nous écrivons ces deux voix sur une seule portée, nous obtenons :

      En effectuant le compte, nous trouvons pour chaque mesure une durée totale de 8 temps. Néanmoins, la manière dont les temps sont disposés indique assez clairement qu'il s'agit de deux mélodies de 4 temps qui doivent être jouées ensemble. Ceci est encore plus évident si l'on compare avec les deux portées séparées. Remarquez que pour mieux distinguer l'appartenance des notes aux deux [def]voix rythmique[/def]s, on oriente les hampes de la voix supérieure vers le haut et celles de la voix inférieure vers le bas.

      Les notes qui commencent en même temps restent alignées l'une à l'autre, même lorsqu'elles sont sur la même portée. Dans l'exemple, il s'agit de deux instruments différents. Au piano ou à l'orgue, il arrive que la même main joue deux mélodies à la fois, ce qui produit le même genre de notation. Dans des morceaux plus complexes, il arrive que l'on retrouve trois (et parfois plus) voix rythmiques sur la même portée. En voici un exemple :

      Une voix joue 2 blanches, une autre joue 4 noires pendant que la troisième joue les 8 croches supérieures. On retrouve toujours un multiple de la durée totale de la mesure. Deux voix rythmiques en 4/4 donnent un total de 8 noires. Trois voix rythmiques comporteront l'équivalent de 12 noires, etc. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ces voix rythmiques multiples sont jouées en même temps, elles n'allongent donc pas la mesure, qui garde une durée totale de 4 noires. La disposition des voix rythmiques le montre souvent clairement, car les temps sont alignés l'un avec l'autre, comme s'ils étaient placés dans des portées différentes.

      Pour la musique de piano, on utilise deux portées réunies par une accolade. La clé de Sol placée sur la deuxième ligne est utilisée pour la portée supérieure et la clé de Fa placée sur la quatrième ligne est utilisée pour la portée inférieure. En voici un exemple 
      Portee pour piano

      La partition

      Armure ou armature

      L'armure (ou armature) se compose de deux parties : des signes d'altération (dièses, bémols et bécarres) pour changer la tonalité du morceau, et le temps accordé pour chaque mesure représenté par deux chiffres ou un symbole figurant à côté de la clef, après les éventuels signes d'altération.

      Altération

      Une gamme « habituelle » de do majeur

      do ré mi fa sol la si

      placée sur une portée en clef de sol n'a pas d'altération. Par contre, l'écart entre les notes n'est pas constant. Lorsque le point de départ de cette gamme change (en sol par exemple), on doit, pour respecter les écarts de la gamme, altérer une ou toutes les notes. Une gamme de sol majeur donnerait

      sol la si do ré mi fa♯(dièse) sol.

      Cette altération est permanente, donc un dièse figurerait à coté de la clef de sol. On dit que la tonalité a changé : de do, on est passé en sol. Et on met cette altération « à la clef ». Elle est indiquée pour rappel, ainsi que la clef, à chaque début de portée.

      Tempo

      Par exemple : pour un morceau en 4/4, noté aussi C (un rond ouvert), cela veut dire que l'on prend la note la plus longue, une ronde qui vaut quatre temps que l'on divise par 4 (le deuxième chiffre), on obtient donc 1 temps. La note à 1 temps est ici la noire. Le premier chiffre, ici 4, indique le nombre de ces notes à mettre dans chaque mesure. Donc quatre places de 1 temps. Le temps total des notes comprises dans une mesure vaudra le premier 4. Un morceau en 2/2 peut être aussi noté avec un C barré. Dans l'exemple figurant ci-dessus 7/4, dans chaque mesure il y aura 7 places de 1 temps.
      On indique  par des chiffres le tempo d'une musique, ou plus exactement le battement par minute. Par exemple = 120 signifie que l'on doit jouer en une minute l'équivalent de cent vingt croches, soit soixante noires, ou trente blanches, ou encore quinze rondes.

      Tableau des principaux tempos

      Terme italien Abréviation Terme allemand2 Signification Nb de pulsations/minute3
      Largo Breit Large (lent) 40 - 60
      Lento Langsam Lent 52 - 68
      Adagio Ruhig À l'aise (un peu moins lent que lento) 60 - 80
      Andante Andte Gehend Modéré (allant) 76 - 100
      Moderato Modto Gemässigt Modéré 88 - 112
      Allegretto Allto Ein wenig schnell 100 - 128
      Allegro Allo Lustig, schnell Gai, vif, allègre 112 - 160
      Vivace Lebhaft Vif ~ 140
      Presto Schnell, eilig Rapide 140 - 200
      Prestissimo Prestmo Sehr schnell Très rapide > 188
      Tempos secondaires

      Les tempos de base peuvent être affinés, principalement par l'ajout d'un suffixe au terme italien (-issimo, -amente, etc.) ou d'un qualificatif (moderato, assai, molto, etc.) ou par d'autres termes.

      • Larghissimo : < 40
      • Grave  : ~ 40 (équivalent à largo)
      • Lentissimo : < 48
      • Lento assai / Lento moderato / Adagissimo : ~ 52 (entre largo et lento)
      • Larghetto : 56 - 64 (équivalent à lento)
      • Andantino : ~ 64 - 72 (entre adagio et andante)
      • Adagietto : 68 - 76 (un peu plus rapide que adagio)
      • Tranquillo / Tranquillamente : ~ 80 (entre adagietto et andante)
      • Andante moderato (abrégé en Andte moderato) : entre andante et andantino
      • Moderato espressivo : ~ 108
      • Allegretto grazioso : ~ 120
      • Allegro moderato (abrégé en Allo moderato) : 112 - 124
      • Allegro appassionato / Agitato: ~ 140 (équivalent à vivace)
      • Vivo / Allegrissimo : ~ 168 (entre allegro et presto)
      • Vivacissimo / Vivacissimamente : ~ 200 (entre presto et prestissimo)

      Ils peuvent également faire référence à des genres standards, notamment en danse. Ex. Tempo di valse, Tempo di mazurka, etc.

      Variations

      Le tempo peut varier au cours d'un même morceau. Il lui arrive parfois même d'être purement et simplement suspendu (point d'orgue, récitatif, etc.).

      Ralentissement

      Un ralentissement du tempo peut être signalé, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :

      • allargando (abrégé en allarg. ; litt. « en élargissant ») ;
      • rallentando' (abrégé en rall. ; litt. « en ralentissant ») ;
      • ritardando (abrégé en ritar. ; litt. « en retardant ») ;
      • ritenuto (abrégé en rit. ; litt. « retenu »)
      • etc.

      Accélération

      De façon analogue, une accélération du tempo peut être signalée, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :

      • animato (litt. « animé ») ;
      • accelerando (abrégé en accel. ; litt. « en accélérant ») ;
      • doppio (litt. « double », c'est-à-dire le double du tempo initial) ;
      • più mosso (litt. «  plus agité ») ;
      • più moto (litt. « plus de mouvement ») ;
      • stretto (litt. « serré ») ;
      • etc.

      Retour au tempo initial

      Après un ralentissement ou une accélération, le retour au tempo initial peut être signalé, comme précédemment, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :

      • tempo primo (abrégé en To Io ; litt. « premier tempo ») ;
      • a tempo (abrégé en a To ; litt. « au tempo ») ;
      • lo stesso tempo ou istesso tempo (litt. « le même tempo ») ;
      • etc.

      Suspension passagère 

      Il arrive que le tempo soit suspendu. C'est le cas tout d'abord lorsqu'un point d'orgue (signe en forme de point surmonté d'un demi-cercle, dont la fonction habituelle est de prolonger la durée de la figure de note ou de silence sur (ou sous) laquelle il est placé, ceci, au gré de l'exécutant. Le point d'orgue produit donc une suspension passagère du tempo. Le terme de point d'orgue fait référence à la capacité de cet instrument de tenir une note sans limitation de durée.)est placé sur (ou sous) une figure, indiquant le prolongement de ladite figure au gré de l'interprète. D'autres fois, il s'agit de la suspension du tempo de tout un passage, laquelle peut être signalée, une fois encore, par divers termes italiens ou latins, tels que :

      • ad libitum (abrégé en ad lib., du latin « à volonté ») ;
      • a piacere (litt. « à plaisir ») ;
      • rubato (c'est-à-dire sans rigidité métronomique) ;
      • senza tempo (litt. « sans tempo »).
      point d'orgue

      Indications d'interprétation

      liés, points d'orgue…


      Nuances

      La nuance correspond au volume sonore ; pour faire le parallèle avec la parole, cela va du murmure au hurlement. Les nuances portent un nom italien, et sont abrégés comme suit (du plus doux au plus fort) :

      • il piu pianissimo possibile, ppp : le plus doucement possible ;
      • pianissimo, pp : très doucement ;
      • piano, p : doucement ;
      • mezzo piano, mp : moyennement doux ;
      • mezzo forte, mf : moyennement fort, volume « normal » ;
      • forte, f : fort ;
      • fortissimo, ff : très fort ;
      • il piu fortissimo possibile, fff : le plus fort possible.

      On peut faire varier le volume de manière progressive sur plusieurs notes :

      • crescendo, cresc. ou bien par un signe « < » s'étendant de la première à la dernière note : augmentation progressive ;
      • decrescendo, decresc. ou bien par un signe « > » s'étendant de la première à la dernière note : diminution progressive.

      Ces indication sont portées au-dessus ou en dessous de la portée.

      Nuances générales

      Liste des nuances par ordre d'intensité croissante
      Terme en italien Abréviation Traduction Exécution
      pianississimo Music dynamic pianississimo.svg Très très faible Son particulièrement faible. Cette notation exceptionnelle appelle à une nuance très marquée. Pour les instruments à vent, on atteint la limite physique d'exécution.
      pianissimo Music dynamic pianissimo.svg Très faible Nuance très faible, très difficile à exécuter, en particulier dans les notes aiguës.
      piano Music dynamic piano.svg Faible
      mezzo piano Music dynamic mezzo piano.svg Moyennement faible Le niveau sonore est légèrement relâché.
      sotto voce Murmuré
      mezza voce À mi-voix Aujourd'hui peu usité
      poco forte Un peu fort Aujourd'hui peu usité
      mezzo forte Music dynamic mezzo forte.svg Moyennement fort Pour l'ensemble des instruments il s'agit de la nuance naturelle, l'exécution doit être confortable.
      forte Music dynamic forte.svg Fort Le son demande un peu d'énergie.
      fortissimo Music dynamic fortissimo.svg Très fort Exécuté avec violence. Le son ne doit pas pour autant être dénaturé (grande difficulté des instruments à vent en particulier).
      fortississimo Music dynamic fortississimo.svg Très très fort Notation exceptionnelle. Il s'agit plutôt d'un effet d'orchestre.

      Nuances pour un ensemble de notes

      Augmentation de l'intensité
      Terme ou signe Abréviation Signification
      crescendo cresc. En augmentant progressivement le son.
      rinforzando rf., rfz., rinf. ou rinforz. En renforçant progressivement le son.
      sforzando Music expression sforzando sf.svg ou Music expression sforzando sfz.svg ou Music expression forzando.svg En renforçant le son d'une note ou d'un accord.
      più forte Plus fort.
      Notation musicale crescendo.svg En augmentant progressivement le son.
      Diminution de l'intensité
      Terme ou signe Abréviation Signification
      decrescendo decresc. En diminuant le son.
      diminuendo dim. En diminuant le son.
      smorzando smorz. En laissant mourir le son sans ralentir.
      meno forte Moins fort.
      morendo mor. En laissant mourir le son en ralentissant.
      calando cal. En ralentissant beaucoup et en diminuant le son.
      Notation musicale decrescendo.svg En diminuant progressivement le son.

      Altérations


      Altérations accidentelles

      Une altération accidentelle — appelée plus simplement accident — intervient dans le courant du morceau, et concerne toutes les notes de même nom et de même hauteur qui se trouvent après elle dans la même mesure. L'effet de l'altération accidentelle est donc temporaire et prévaut sur toute altération précédente affectant la note.

      Exemple :
      Valeur des altérations accidentelles
      Dans l'exemple ci-dessus, le premier dièse accidentel affecte les notes n°2 et n°4, le deuxième dièse accidentel affecte la note n°6, le troisième dièse accidentel affecte la note n°8 et le bécarre accidentel affecte la note n°5.
      • On peut donc considérer que la barre de mesure annule l'effet de tous les accidents qui ont précédé.
      Certains compositeurs toutefois, pensant probablement que « deux précautions valent mieux qu'une », rajoutent, après la barre de mesure et devant la note concernée, l'altération rétablissant la hauteur initiale d'une note donnée qui avait été modifiée accidentellement au cours d'une mesure précédente. Une telle altération accidentelle, qui n'est pas vraiment indispensable, est alors appelée « altération de précaution », précisément.
      • Cette règle comporte une petite exception toutefois. Lorsque deux notes, de même hauteur et affectées du même accident, sont réunies par une liaison de prolongation, et qu'une barre de mesure passe entre les deux notes en question, on n'écrit pas l'altération devant la seconde note. Si la même note est écrite dans cette deuxième mesure, elle reste altérée jusqu'à la prochaine barre de mesure (sauf indication contraire). Exemple :
      Accident et liaison de prolongation

      Altérations constitutives

      Une altération constitutive est valable durant toute la portée, pour toutes les notes de même nom — même de hauteur différente, cette fois —, sauf bien sûr, si entre temps intervient un accident modifiant la hauteur de la note en question.

      • Exemple :
      Valeur des altérations constitutives
      Dans l'exemple ci-dessus, le mi \flat (bémol constitutif) affecte toutes les notes sauf les notes n°4 et n°6 à cause du bécarre accidentel.
      • Placées au début de la portée, juste après la clé, les altérations constitutives forment ce qu'on appelle une armature, ou armure.

      Ornements

      La manière de jouer les ornements varie selon les époques ; l'instrumentiste a une certaine liberté d'interprétation, notamment quant à la rapidité d'exécution.

      Le trille consiste à alterner la note principale avec la note directement supérieure.

      Trille
      Notation Interprétation 
      VerzierungenTrillerNB1.png VerzierungenTrillerNB3.png


      Le mordant consiste en un « trille court », avec la note directement supérieure (Pralltriller.PNG) ou inférieure (Mordent.png) à la note principale.

      Mordant
      Notation Interprétation 
      VerzierungenPrallerNB1.png VerzierungenPrallerNB3.png


      L'appogiature consiste en une note brève jouée avant la note principale. On distingue l'appogiature « longue » de l'appogiature « brève », cette dernière étant représentée par une note barrée.

      Notation Interprétation
      Music-appoggiatura.png
      Appogiature brève
      Notation Interprétation
      Music-acciaccatura.png Classic acciaccatura.jpg

       Dynamique

      Par « dynamique », nous désignons la manière dont est jouée la note dans sa durée. L'attaque désigne la manière dont on commence une note. Les annotations placées à la verticale des notes sont placées à l'opposé de la hampe : au-dessus si la hampe est vers le bas, et vice versa.

      Si l'on place un point à la verticale de la note, la note est raccourcie, elle ne dure pas la totalité de sa durée. On parle de note « piquée » ou de staccato[2]. Avec les instruments à corde, on étouffe la corde en posant un doigt dessus, ou bien si elle s'obtient avec un doigté (ce n'est pas une corde à vide), en relevant le doigt. Avec un instrument à vent, on bloque en général le souffle avec un coup de langue.

      Si l'on place un accent « > » à la verticale de la note, la note est jouée plus forte que ses voisines, la note est dite « accentuée ». On parle aussi de marcato. C'est une forme de staccato emphatique. L'interprétation de la note comporte trois parties :

      • une attaque forte ;
      • un maintien de la note à un volume équivalent aux notes alentours ;
      • un silence sur le dernier tiers ou le dernier quart de la durée de la note.

      On utilise aussi les notation forte-piano fp (fort puis doucement), ou bien sforzando sfz.

      Si l'on place un trait horizontal à la verticale de la note, on s'attache au contraire à faire durer la note sur la totalité de la longueur. On parle de note tenue, ou tenuto. Contrairement au legato (voir ci-après), les notes sont détachées.

      Si l'on place une parenthèse horizontale regroupant plus de deux notes, on ne sépare pas les notes entre elles. On parle de « coulé » ou de legato. Sur un instrument à vent, les notes sont jouées avec un même souffle. Sur un instrument à cordes frottées, les notes sont jouées avec un même trait d'archet. Il ne faut pas confondre cette notation avec les notes liées, pour lesquelles la parenthèse ne s'étend que sur deux notes qui ont la même hauteur.

      Les instruments à cordes frottées — violon, alto, violoncelle, contrebasse — peuvent aussi se jouer en pinçant les cordes. On parle de pizzicato (pluriel pizzicati), noté pizz..

      Phrasé

      le phrasé indique la façon d'exécuter les différentes phrases musicales

      Liaison d'expression ou legato

      La liaison d'expression — qu'il est préférable d'appeler legato ou encore coulé pour éviter de la confondre avec la liaison de prolongation — est indiquée par une ligne courbe englobant les notes d'une mélodie devant être interprétées en ne respirant qu'à la fin de celle-ci et les notes doivent être liées..

      • Exemple :
        Liaison d'expression ou legato

      Détaché ou staccato

      Article détaillé : Staccato.

      Le staccato — c'est-à-dire, le phrasé en notes détachées — désigne un type de phrasé dans lequel les notes des motifs et des phrases musicales doivent être exécutées avec des suspensions entre elles. Ces notes détachées sont indiquées au moyen d'un point placé au-dessus ou au-dessous de la tête de la note — généralement, à l'opposé de la hampe de la figure de note.

      • Exemple :
      Détaché ou staccato

      Répétition de phrases entières

      Les signes de reprise permettent la répétition de fragments plus ou moins longs — supérieurs à une mesure, et jusqu'à plusieurs phrases entières. On distingue le da capo, le renvoi et la barre de reprise.

      Da capo

      La locution italienne da capo, c'est-à-dire « depuis le début », abrégée en D.C., indique que le morceau doit être repris depuis le commencement.

      • Exemple :
      Da capo

      Le da capo est souvent accompagné du terme italien Fine, c'est-à-dire la fin du morceau, qui indique la véritable terminaison du morceau, lorsqu'on joue celui-ci pour la deuxième fois. C'est souvent un point d'orgue — appelé plus précisément dans ce cas, « point d'arrêt » — qui indique l'ultime note d'un morceau. Certains éditeurs utilisent l'expression complète da capo al fine, abrégée en D.C. al fine, « du début jusqu'à la fin ».

      • Exemple :
      Da capo avec fine

      Renvoi (Dal Segno)

      Lorsque le signe du renvoi est utilisé, celui-ci doit apparaître deux fois dans le courant du morceau : tout ce qui est compris entre les deux signes de renvoi doit être répété.

      • Exemple :
      Renvoi

      A l'instar du da capo, le renvoi est souvent accompagné du terme italien Fine ou bien, d'un point d'arrêt.

      • Exemple :
      Renvoi avec fine

      Barres de reprise

      Deux barres de reprise — chaque barre de reprise est en fait une double barre de mesure précédée ou suivie de deux points — encadrent un fragment qui doit être exécuté deux fois — les deux points de chaque barre sont situés à l'intérieur du fragment concerné.

      • Exemple :
      Barres de reprise 1
      • Si la première des deux barres de reprise correspond au début du morceau, on ne la note pas. Exemple :
      Barres de reprise 2

      Lorsqu'un morceau contient à la fois des barres de reprise et un da capo — ou un renvoi —, il faut d'abord exécuter les barres de reprise, ensuite seulement le da capo — ou le renvoi. Par ailleurs, il est d'usage d'ignorer les barres de reprise après l'exécution d'un da capo ou d'un renvoi.

      • Exemple :
      Barres de reprise 3

      Aménagements dans les répétitions de phrases

      En cas de reprise, da capo ou renvoi, lorsque la fin des deux phrases identiques diffère, on utilise les expressions Prima volta et Seconda volta — c'est-à-dire, première fois et deuxième fois —, généralement abrégées en 1a et 2a, afin de soigneusement mettre en évidence les deux fragments distincts.

      • Exemple :
      Aménagements dans les répétitions de phrases

      Indication de la coda

      La coda — en italien, la queue, la fin — est l'ultime fragment d'un morceau. Le signe indiquant le début de la coda est la combinaison d'un cercle et du signe +, souvent suivie du mot coda. Lorsque le compositeur prend ainsi la peine de matérialiser le dernier fragment d'un morceau, c'est généralement afin d'éviter au lecteur de se perdre dans de trop nombreuses reprises, de trop nombreux renvois, etc.

      • Exemple :
      Indication de la coda

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